« Cette signature est un événement historique. Le traité met un terme au litige le plus important entre la Norvège et la Russie depuis plusieurs décennies. Nous sommes heureux d’avoir clarifié les frontières maritimes entre la Norvège et la Russie en mer de Barents et dans l’océan Arctique », a déclaré le Premier ministre Jens Stoltenberg.
Le traité assure également la poursuite de la coopération approfondie et féconde entre la Norvège et la Russie en matière de pêche et réglemente leur collaboration concernant l’exploitation des éventuels gisements d’hydrocarbures transfrontaliers dans ces zones maritimes.
« Ce traité renforce nos relations de voisinage avec la Russie et améliore la prévisibilité et la stabilité dans la région. Il constitue un signal important en direction du reste du monde : l’Arctique est une région paisible où les problèmes sont résolus conformément au droit international. Il reflète la responsabilité et le rôle actif des parties en tant qu’Etats côtiers en vue d’assurer la stabilité et consolider la coopération dans l’océan Arctique », a affirmé Monsieur Stoltenberg.
La délimitation maritime entre la Norvège et la Russie a soulevé des problèmes importants et complexes, tout au long d’un processus très long et compliqué. La solution sur laquelle les parties se sont entendues repose sur des principes modernes de droit international. Au cours des négociations, les parties ont adopté une démarche globale qui leur a permis de discuter également des activités liées à la pêche et aux hydrocarbures.
Le traité marque la fin d’un long processus commencé en 1970. L’aboutissement des négociations fut annoncé durant la visite du président Medvedev en Norvège le 27 avril dernier, au cours de laquelle les ministres des Affaires étrangères russe et norvégien avaient signé une déclaration commune annonçant que les deux délégations de négociation étaient parvenues à un accord préliminaire sur la délimitation.
Le traité doit être approuvé par le Storting norvégien et la Douma russe avant de pouvoir entrer en vigueur.