Les services de santé publics sont financés par l’impôt et conçus pour être accessibles à toutes les personnes résidant en Norvège, quel que soit leur statut social. Avec ses 242 500 salariés, le secteur de santé est l’un des plus importants de la société norvégienne.
Le ministère de la Santé et des Soins est chargé d'élaborer et de contrôler la politique nationale de santé. Les services de santé eux-mêmes sont décentralisés aux niveaux de la commune et de la région. Les communes ont la responsabilité de pourvoir aux services de base tels que ceux proposés par les dispensaires de médecine générale, tandis que les départements et les cinq régions que compte le découpage géographique du système de santé assument la charge des services médicaux plus spécialisés, notamment celle des hôpitaux. Un certain nombre de cliniques et de services de santé privés agréés par l'Etat côtoient également les services du secteur public.
L'attente imposée aux candidats aux soins hospitaliers et l'âge croissant de la population sont les deux grands défis auxquels doit faire face la politique de santé norvégienne. Le pourcentage de personnes âgées au sein de la population a augmenté rapidement depuis les années 1970, engendrant des besoins croissants en termes de soins, de rééducation, de services de soins et de garde des malades.
Les premiers hôpitaux de Norvège ont vu le jour au cours du XVIIième siècle, suivis par des hôpitaux spécialisés et des établissements psychiatriques vers la fin du XIXième siècle. Le secteur hospitalier connut après 1900 une nouvelle impulsion, avec l’apparition de la radiographie et des anesthésiques modernes. Depuis 1945, le développement des services de santé publics a suivi les tendances accréditées à l’échelle internationale tant en ce qui concerne l’utilisation des antibiotiques et d’autres médications, que du point de vue des progrès constants de la technologie médicale.
Le corps médical, qui constitue de longue date la clef de voûte des services de santé publics norvégiens, ouvre fréquemment lui-même la voie aux réformes dans ce domaine, aussi bien à l’échelle nationale que sur le plan local.